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«On investit en Russie, au Maroc, au Venezuela… partout, sauf en France»

16/01/2013 11:56

 

Les représentants syndicaux réagissaient très vivement, hier, à l’annonce de la direction de Renault.

 

Représentant FO au siège, Patrick Monange attendait, hier après-midi, les détails des annonces de la direction de Renault. «Sixième réunion sur la compétitivité… 7 500 salariés de trop… Avant 2016, 3 500 départs naturels… par volontariat…», lui transmet en phrases hachées son collègue en ligne avec un délégué syndical central. «Cela ne m’étonne pasC’est un alignement sur PSA, commente le syndicaliste dans la foulée. Tous les investissements se font à l’étranger. La direction a communiqué, il y a trois jours, sur un nouveau modèle crossover Captur : il sera produit en Espagne. On investit en Russie, au Maroc, au Venezuela… partout, sauf en France.» Pour les deux collègues, au-delà de l’aspect social, tout découle d’une politique industrielle consternante, d’orientations prises il y a plusieurs années, comme l’engagement vers la voiture électrique. Et de renvoyer le problème vers l’Etat. «Ce n’est pas du niveau de la contestation syndicale de base, poursuit Patrick Monange. Il faut qu’une enquête parlementaire se penche sur ces questions.»

Evoquant la négociation d’un accord compétitivité emploi depuis fin novembre, Philippe Velu, délégué central adjoint CFDT, juge la sortie d’hier de la direction plus que maladroite : «Si on s’engage pour maintenir l’emploi, on n’annonce pas ce genre de choses. D’un côté on vous dit : "Si vous ne voulez pas qu’on ferme l’usine, on négocie un accord." Et de l’autre : "On ne va pas fermer l’usine, mais on va supprimer 7 500 emplois."»

Dilemme. Le syndicaliste parle d’un véritable dilemme pour les représentants des salariés : «Est-ce qu’on se bat pour ceux qui vont partir ou pour ceux qui vont rester ?» A l’appui, il raconte la situation de l’usine de Douai, où il a été embauché en 1980. Il y avait à l’époque 10 000 salariés, contre 4 700 aujourd’hui. Le site a travaillé l’équivalent d’un an et demi depuis cinq ans, et 750 salariés sont «en déplacement» (partis travailler sur d’autres sites comme Maubeuge, dans le Nord, ou Guyancourt, dans les Yvelines). «Au chômage partiel, les salariés sont payés à 85% à rester chez eux, mais ce n’est pas possible de continuer comme ça et de perdre des effectifs. On cherche des solutions en amont.» Philippe Velu attend l’évolution des négociations : «J’espère qu’on va avoir des contreparties pour les salariés. On verra après si on s’engage sur un accord compétitivité emploi.»

Au centre de recherche du constructeur à Guyancourt, où une vingtaine de véhicules ont été développés en 2012, Alain Tailleur, délégué CGT, pense que les départs volontaires en préretraite vont donner un surcroît de charge de travail à ceux qui restent. «Vu la pyramide des âges, les départs naturels annoncés auront lieu, mais ils ne seront pas remplacés. Dans mon établissement, le Technocentre, il y a aujourd’hui entre 600 et 700 salariés techniciens qui ont plus de 60 ans, sur un effectif de 5 000 personnes environ.» Les projets industriels pour les quatre ans à venir sont connus, mais pas au-delà : la Clio à Flins (Yvelines), le mini-utilitaire à Sandouville… «C’est dans les mois qui viennent qu’on décidera des projets qui seront lancés dans quatre ans. Or, la direction fait du chantage là-dessus en disant : "Si, avec un accord, on rend les usines françaises compétitives, peut-être pourra-t-on leur affecter un nouveau projet."»

«Feuille de vigne». A Flins, Ali Kaya, de la CGT, a d’abord un premier mot spontané : «Révolté !» Le délégué syndical a fait un calcul comparatif rapide des 7 500 suppressions de postes : «C’est comme si on fermait deux sites comme Aulnay.» Depuis quatorze ans non-stop, Renault enregistre des profits, explique-t-il, poursuivant : «Cette histoire d’accords compétitivité emploi, qui sont aussi négociés en Turquie et au Maroc, c’est du chantage. C’est la feuille de vigne pour maintenir des profits derrière. La crise a bon dos.» Deux appels à la grève, le 12 décembre et jeudi dernier, ont été suivis par un millier de grévistes. «Dans cet accord, on nous dit : "Il faut travailler plus parce qu’on vend moins de voitures !"» Un mot d’ordre de grève a été lancé pour mardi, à Flins, et également sur d’autres sites. «On est décidé à se battre, quitte à paralyser la production.»

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