des centaines d'astuces pour vous faciliter le quotidien


Chômage. Vendredi, Matignon et l’Elysée ont organisé deux rendez-vous sans faire la moindre annonce.

 

 

Chômage. Vendredi, Matignon et l’Elysée ont organisé deux rendez-vous sans faire la moindre annonce.

 

05/01/2013 10:21

 

Le gouvernement «pleinement mobilisé» pour l’emploi : c’est l’image qu’a voulu montrer l’exécutif hier, en organisant ostensiblement deux réunions sur le sujet. Un premier rendez-vous le matin à l’Elysée avec les principaux ministres concernés par cette thématique, suivi l’après-midi d’un «séminaire» à Matignon avec l’ensemble du gouvernement. Une seconde rencontre où, à l’issue d’un exposé du ministre du Travail, Michel Sapin, les participants ont pu «échanger et débattre de façon un peu différente que lors d’un Conseil des ministres», indique-t-on à Matignon, pour justifier l’organisation de cette journée.

 

«Faire savoir». Reste que l’objectif principal d’hier n’était pas tant de «faire», que de «faire savoir». «C’était clairement une séquence pour montrer le travail de l’exécutif, explique un proche du Premier ministre. Car on s’est rendu compte que si les mesures étaient individuellement acceptées par les Français, il n’y avait pas de compréhension globale de notre action 

Pour les ministres, cette prise de conscience s’est traduite en invitation à aller «à la rencontre des forces vives du pays - entreprises, salariés, élu locaux, associations - pour leur dire "voilà la politique du gouvernement"», a déclaré Jean-Marc Ayrault à la fin du séminaire, demandant à ce que cette démarche devienne «systématique».

Comme convenu, cependant, aucune annonce concrète n’a été faite à l’issue de la rencontre. Et pour cause : la totalité des mesures - emplois d’avenir, contrats de génération, crédit d’impôt pour les entreprises - sont déjà connues, et pour certaines d’entre elles, engagées. Bref, la hotte aux annonces est vide.

 

Négociation. Reste le dernier gros morceau, mais sur lequel le gouvernement n’a qu’un pouvoir limité : la négociation des partenaires sociaux sur le marché du travail, dont l’ultime round aura lieu les 10 et 11 janvier. Seul coup de pression pour que le patronat lâche du lest dans une négociation pour l’instant grippée : la menace d’une loi. «Le pouvoir politique prendra ses responsabilités en l’absence d’accord, et le texte qui sera adopté ne sera pas forcément plus avantageux pour le Medef que s’il acceptait un compromis avec les syndicats», glisse-t-on à Matignon. Ne restera ensuite plus qu’à attendre l’effet des mesures, en organisant éventuellement quelques séminaires…