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Jeune homme tué à Marseille: Le policier mis en examen et écroué

03/06/2013 19:18

 

 

 

 

 

ENQUÊTE - «On est sur un usage volontaire, même si l'intéressé parle d'un coup de feu accidentel»,

a indiqué le procureur de la Réopublique de Marseille, qui a «un peu de mal à croire» au coup de feu accidentel...

 

16/02/2013

 

 

Le policier «en état alcoolisé» soupçonné d'avoir tué un jeune avec son arme de

service au cours d'une rixe a été mis en examen pour meurtre et écroué, a-t-on

appris ce samedi de source proche de l'enquête. La juge Karine Molco a placé le

fonctionnaire de police en détention provisoire à Villeneuve-lès-Maguelone, près de 

 

Montpellier , a ajouté cette source. Vendredi, le parquet avait demandé la mise en

examen pour homicide volontaire et le placement en détention provisoire

 

 

«Il n'y a manifestement pas de légitime défense, qui suppose une proportionnalité

entre l'aggression et la riposte», avait expliqué le procureur de la Réopublique de

Marseille, Jacques Dallest. Or «aucun des agresseurs n'était porteur d'une arme à

feu ou d'un couteau. Là, d'après ce que l'on a comme indication, on est sur un usage

volontaire, même si l'intéressé parle d'un coup de feu accidentel». «Telle que l'arme

se présente, un coup de feu accidentel, moi j'ai un peu de mal à y croire», a déclaré le procureur.

 

Un ami de la victime mis en examen et écroué

Le jeune de 19 ans a été touché à la fesse gauche. La balle a atteint l'intestin, l'estomac et le foie. La victime est morte à l'hôpital où l'avait transporté un ami vers 6h du matin jeudi. Le parquet a également ouvert une instruction à l'encontre de cet ami de 29 ans qui avait pris part à la rixe, pour violence en réunion, dégradation de bien appartenant à autrui et conduite sans permis. Il a lui aussi été mis en examen pour ces faits et écroué.

 

 

En garde à vue, les deux hommes ont donné aux enquêteurs des versions

différentes des faits. Mais ils s'accordent cependant sur les premières minutes du

drame. Le policier, qui se trouvait dans la supérette, a fait une remarque au jeune de

19 ans qui fumait du cannabis. Une altercation s'en est suivie, au cours de laquelle il

a été pris à parti et frappé au visage devant le magasin, et une balayette l'a fait

tomber au sol. Sous les coups, le fonctionnaire a alors sorti son arme de service.

 

 

C'est à partir de là que les versions divergent: selon le gardien de la paix, il aurait

crié pour faire état de sa qualité de policier, puis une balle serait accidentellement

partie de son arme. Selon l'homme de 29 ans, le policier n'a jamais fait état de son

statut, et s'est mis en position avant de tirer sur son ami, à une distance de 7 à 8

mètres. Les témoignages de la dizaine de personnes présentes sur les lieux,

«confus» selon le procureur, n'ont pas encore permis de démêler les faits.

 

«Personne ne sera protégé», dit Valls

Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a téléphoné vendredi à la mère du jeune homme. Il lui a promis que «personne ne sera protégé» et que la «vérité sera faite sur cet acte inqualifiable», selon son entourage. «Il lui a dit que toute la vérité et toutes les lumières devront être faites sur cet acte inqualifiable et que personne ne sera protégé», a-t-on ajouté. La famille de la victime, Yassine Aibeche, a appellé au calme. Pour l'instant aucun incident n'est a déplorer dans le cité Felix Pyat d'où est originaire le jeune homme.

 

Le fonctionnaire de police, qui doit être mis en examen dans la soirée, avait été suivi par un médecin et un psychologue a l'été 2012 après qu'un différend entre lui et sa compagne de l'époque se soit terminé par des coups et un rappel à la loi. Il s'était vu retirer son arme pendant cette période, a expliqué le directeur de la direction départementale de la sécurité publique, Pierre-marie Bourniquel. Le policier était autorisé à porter son arme même s'il était hors service, car il se trouvait dans son secteur.

 

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