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Piloter un drone, c'est un vrai métier.

18/11/2014 09:55

 

Piloter un drone, c'est un vrai métier.

 

 

Piloter un drone, c'est un vrai métier.

 

Le pilotage d’un drone, ça ne s’improvise pas ! 

Comme l'écrit le ministère des Transports, "pas question de mettre le maniement de drones civils dans n’importe quelles mains. Des compétences techniques sont indispensables pour faire voler ces aéronefs, mais aussi pour éviter tout risque de chute ou de collision." 

 

Et pour cause : 

inversion des commandes quand le drone se dirige en face de vous, perturbations locales au niveau d’un obstacle, pilotage à longue distance sans contact visuel précis... Les facteurs de perte de contrôle d'un drone en vol sont légion et montre le besoin de formation en la matière, comme le prouve le crash d’un drone sur la plage de Nice en mai dernier par un pilote amateur.

 

Alors qu'Amazon vient d'annoncer qu'il recherchait des ingénieurs aéronautiques et des pilotes pour commencer à tester et déployer une flotte de drones de livraison, la France a déjà mis en place une législation préciser concernant les personnes habilitées à manier ces petits engins volants. Le message des autorités publiques est clair : 

 

piloter un drone, c'est un vrai métier.

Les autorités en ont pris conscience. La réglementation, mise en place par la direction générale de l'aviation civile (DGAC) en avril 2012, a défini quatre scénarios de vol correspondant à quatre socles de compétences.

 "Les scénarios S1 et S3 concernent les vols en vue, limités à 100m d’éloignement du télépilote, hors zone peuplée (S1) ou en agglomération (S3). Le S2 s’applique aux vols hors zone peuplée et hors vue, limités à 1000 m d’éloignement du télépilote.

Plus complexe, le S4 encadre les vols hors zone peuplée, hors vue et sans limites de distance", précise le ministère. En face de chacun de ces scénarios, les autorités exigent des connaissances théoriques et pratiques. 

 

Pour le premier, les télépilotes (le nom des pilotes de drone) doivent prouver qu'ils ont en poche une licence de pilotes d'ULM pour diriger des drones dans les trois premiers scénarios définis ou une licence de pilote d'avion ou hélicoptère pour le dernier (S4) le plus exigent. 

 

Côté pratique, l'administration demande simplement aux entreprises opérant des drones de déclarer sur l'honneur que leur télépilote ont, bien les compétences requises pour les trois premiers scénarios exigent, au moins 100 heures de vol pour les télépilotes travaillant sur le scénario S4. 

 

La fédération des drones civils, présidés par Emmanuel de Maistre, a proposé de créer un certificat de compétences, approuvé par la DGAC. Mais pour l'heure aucune formation n'est officiellement reconnue. Les écoles de formation fleurissent, mais mieux vaut se renseigner sur le niveau de compétences et d’expériences des télépilotes avant de faire son choix. Selon la fédération des drones civils, une formation de télépilote dure de 5 à 20 jours, selon les organismes de formation et le niveau de la personne.

 

 

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